Infections dues à d'autres Salmonella

Infections dues à d'autres Salmonella (CIE-11: 1A09) 1. Introduction Les infections causées par des espèces de Salmonella, à l'exclusion de S. typhi et S. paratyphi, représentent l'une des causes les plus courantes de

Partager

Infections dues à d'autres Salmonella (CIE-11 : 1A09)

1. Introduction

Les infections causées par des espèces de Salmonella, à l'exclusion de S. typhi et S. paratyphi, représentent l'une des causes les plus courantes de gastroentérite bactérienne dans le monde. Ces infections, classées sous le code CIM-11 1A09, englobent un large spectre de manifestations cliniques allant de cas légers de diarrhée auto-limitée à une septicémie grave et à des infections focales extraintestinales.

L'importance clinique de ces infections réside non seulement dans leur fréquence, mais aussi dans le potentiel de complications graves, particulièrement dans les populations vulnérables telles que les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les patients immunodéprimés. La transmission se fait principalement par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés, les produits d'origine animale, en particulier les œufs, la volaille, les viandes mal cuites et les produits laitiers non pasteurisés, constituant les principaux vecteurs de transmission.

Du point de vue de la santé publique, ces infections représentent un défi important en raison de leur nature souvent épidémique, de leur capacité de dissémination rapide par la chaîne alimentaire et de leur impact économique substantiel lié aux épidémies dans les établissements commerciaux et les institutions. La résistance antimicrobienne croissante chez les souches de Salmonella a également suscité une préoccupation croissante parmi les autorités sanitaires mondiales.

Le codage correct de ces infections est critique pour plusieurs raisons : il permet le suivi épidémiologique précis des épidémies, facilite l'allocation appropriée des ressources de santé publique, garantit un remboursement adéquat dans les systèmes de santé, aide à la surveillance des profils de résistance antimicrobienne et contribue à la recherche sur les tendances des maladies infectieuses. La distinction claire entre les infections à Salmonella non typhiques (code 1A09) et la fièvre typhoïde/paratyphoïde est essentielle, car ces conditions diffèrent considérablement en gravité, traitement et implications de santé publique.

2. Code CIM-11 Correct

Code: 1A09

Description: Infections due to other Salmonella

Parent category: Bacterial intestinal infections

This specific CIM-11 code is designated to classify all infections caused by Salmonella species other than S. typhi or S. paratyphi. The most commonly involved species include S. enteritidis, S. typhimurium, S. newport, S. heidelberg and S. javiana, among hundreds of other identified serotypes.

Important coding notes: This code should be used to document infection or food poisoning by any Salmonella species other than S. typhi and S. paratyphi. The term "other Salmonella" refers specifically to non-typhoidal salmonellae, which predominantly cause acute gastroenteritis, although they may occasionally result in bacteremia and extraintestinal infections.

Appropriate coding requires laboratory confirmation whenever possible, through culture of stool, blood or other relevant clinical materials. In the context of confirmed outbreaks, clinically compatible cases may be coded based on epidemiological criteria, even in the absence of individual laboratory confirmation. It is essential to document the specific serotype when identified, as this information is valuable for epidemiological investigations and outbreak tracking, although the specific serotype does not alter the main CIM-11 code.

3. Quand Utiliser Ce Code

Le code 1A09 doit être appliqué dans des scénarios cliniques spécifiques où il existe une preuve d'infection par Salmonella non typhique :

Scénario 1 : Gastro-entérite aiguë avec confirmation de laboratoire Le patient se présente avec une diarrhée aiguë (souvent avec sang ou mucus), de la fièvre, des crampes abdominales et des nausées, débutant 12 à 72 heures après l'ingestion d'un aliment suspect. La culture des selles identifie Salmonella enteritidis. C'est le scénario le plus courant et direct pour l'utilisation du code 1A09, indépendamment de la gravité des symptômes gastro-intestinaux.

Scénario 2 : Épidémie d'intoxication alimentaire liée à un événement Plusieurs individus ayant participé à un événement social développent des symptômes gastro-intestinaux similaires dans une période compatible. L'enquête épidémiologique identifie un aliment commun contaminé, et au moins un échantillon de laboratoire confirme Salmonella. Tous les cas cliniquement compatibles au sein de l'épidémie peuvent recevoir le code 1A09, même ceux sans confirmation de laboratoire individuelle.

Scénario 3 : Bactériémie par Salmonella non typhique Un patient immunodéprimé (par exemple, infecté par le VIH, en chimiothérapie ou atteint de drépanocytose) présente une fièvre persistante et une hémoculture positive pour Salmonella typhimurium, avec ou sans symptômes gastro-intestinaux importants. Le code 1A09 reste approprié et peut être complété par des codes supplémentaires pour spécifier la bactériémie et la condition immunosuppressive sous-jacente.

Scénario 4 : Infections focales extraintestinales Le patient développe une ostéomyélite, une arthrite septique, une méningite ou un abcès ailleurs, avec culture du site affecté montrant Salmonella non typhique. Ces complications, bien que moins courantes, sont toujours codifiées avec 1A09 comme diagnostic étiologique, complétées par un code spécifique pour le site de l'infection.

Scénario 5 : Porteur asymptomatique identifié lors du dépistage Un manipulateur d'aliments soumis à un examen de routine présente une culture de selles positive pour Salmonella sans symptômes cliniques. Bien que controversé dans certains contextes, le code 1A09 peut être approprié pour documenter l'état de porteur, en particulier s'il existe un besoin de suivi ou de restrictions professionnelles temporaires.

Scénario 6 : Gastro-entérite chez l'enfant avec déshydratation Un nourrisson de 8 mois présente une diarrhée aqueuse profuse, de la fièvre et des signes de déshydratation modérée à grave, nécessitant une hospitalisation et une thérapie de réhydratation. La culture des selles ultérieure confirme Salmonella heidelberg. Le code 1A09 est utilisé avec des codes pour la déshydratation et toute autre complication présente.

4. Quand NE PAS Utiliser Ce Code

Il est crucial de reconnaître les situations où le code 1A09 n'est pas approprié, en évitant les erreurs de codification qui pourraient compromettre les données épidémiologiques :

Fièvre typhoïde ou paratyphoïde : Lorsque la culture identifie spécifiquement S. typhi ou S. paratyphi, des codes différents doivent être utilisés (1A07 pour la fièvre typhoïde, 1A08 pour la fièvre paratyphoïde). Ces conditions représentent des entités cliniques distinctes avec une présentation systémique caractéristique, une évolution prolongée et des implications thérapeutiques différentes.

Gastroentérite virale : Les symptômes gastro-intestinaux sans confirmation de laboratoire de Salmonella ne doivent pas recevoir automatiquement le code 1A09. En l'absence de confirmation bactériologique ou de preuve épidémiologique solide, les gastroentérites non spécifiques nécessitent des codes différents. La gastroentérite virale est beaucoup plus fréquente et présente généralement une évolution plus courte.

Autres infections bactériennes intestinales : Lorsque d'autres pathogènes sont identifiés comme cause de la gastroentérite (Campylobacter, Shigella, E. coli pathogène, Yersinia), des codes spécifiques pour ces agents doivent être utilisés. La coinfection est possible mais rare, nécessitant plusieurs codes lorsqu'elle est documentée.

Diarrhée du voyageur sans confirmation : Bien que Salmonella soit une cause possible de diarrhée du voyageur, ce diagnostic syndromique ne doit pas être automatiquement codifié comme 1A09 sans confirmation de laboratoire ou preuve épidémiologique solide spécifique à Salmonella.

Colonisation intestinale sans infection active : La détection fortuite de Salmonella dans une culture de selles chez un patient sans symptômes gastro-intestinaux actuels ou récents, en particulier si la culture a été réalisée pour des raisons non liées, peut ne pas justifier une codification comme infection active, selon le contexte clinique et l'objectif de la documentation.

5. Procédure pas à pas du codage

Étape 1 : Évaluer les critères diagnostiques

La confirmation diagnostique idéale repose sur la combinaison d'une présentation clinique compatible et d'une confirmation biologique. Les symptômes caractéristiques incluent la diarrhée (aqueuse ou sanglante), la fièvre, les crampes abdominales, les nausées et les vomissements, avec un début typiquement 12 à 72 heures après l'exposition. La culture de selles reste l'étalon-or diagnostique, bien que les méthodes moléculaires (PCR) soient de plus en plus disponibles.

Pour les cas suspects, il est essentiel de collecter un historique détaillé incluant les expositions alimentaires dans les 72 heures précédentes, le contact avec des animaux (en particulier les reptiles, les oiseaux et les animaux de ferme), les voyages récents et d'autres cas similaires dans l'environnement du patient. L'examen physique doit évaluer l'état d'hydratation, la présence de fièvre et la sensibilité abdominale.

Les investigations biologiques incluent la culture de selles (idéalement prélevée avant de commencer les antibiotiques), la numération formule sanguine complète montrant souvent une leucocytose avec déviation à gauche, et les hémocultures en cas de fièvre persistante ou chez les patients présentant des facteurs de risque de bactériémie. Les études d'imagerie ne sont généralement pas nécessaires pour une gastro-entérite non compliquée.

Étape 2 : Vérifier les spécificateurs

Bien que le code 1A09 n'ait pas de sous-catégories formelles dans la CIM-11, la documentation clinique doit spécifier les caractéristiques importantes : gravité (légère, modérée, grave basée sur la déshydratation et la toxicité systémique), présence de complications (bactériémie, infections focales, déshydratation grave), sérotype spécifique lorsqu'identifié, et présence de conditions prédisposantes.

La durée des symptômes doit être documentée, car la plupart des cas se résolvent en 4 à 7 jours, tandis que la persistance au-delà de 2 semaines peut indiquer des complications ou un état de porteur. Les profils de résistance antimicrobienne de l'isolat, lorsqu'ils sont disponibles, sont des informations précieuses qui doivent être enregistrées.

Étape 3 : Différencier d'autres codes

1A00 (Choléra) : Se différencie par l'identification de Vibrio cholerae, présentation clinique avec diarrhée aqueuse profuse caractéristique « eau de riz », déshydratation grave rapide et absence de fièvre significative. Le choléra est épidémiologiquement distinct, généralement associé à des zones avec assainissement inadéquat.

1A01 (Infection intestinale par d'autres bactéries du genre Vibrio) : Nécessite l'identification d'espèces de Vibrio non-cholerae (V. parahaemolyticus, V. vulnificus). Souvent associée à la consommation de fruits de mer, en particulier dans les zones côtières. V. vulnificus peut causer des infections cutanées et une septicémie grave chez les patients atteints d'une maladie hépatique.

1A02 (Infections intestinales par Shigella) : Se distingue par l'identification de Shigella spp., tendance à causer une dysenterie plus grave avec sang et mucus, fièvre plus élevée, et inoculum plus faible nécessaire pour causer la maladie. Transmission prédominante de personne à personne, différente de la transmission principalement alimentaire de Salmonella.

Étape 4 : Documentation nécessaire

Liste de contrôle essentielle pour une documentation appropriée :

  • Présentation clinique détaillée avec symptômes spécifiques et chronologie
  • Résultats de culture de selles avec identification d'espèce/sérotype de Salmonella
  • Hémocultures et résultats lorsqu'elles sont réalisées
  • Expositions alimentaires et épidémiologiques pertinentes
  • Évaluation de la gravité et présence de complications
  • Conditions prédisposantes ou comorbidités pertinentes
  • Traitement institué (support, antibiotiques si indiqués)
  • Profil de résistance antimicrobienne lorsqu'il est disponible
  • Évolution clinique et réponse au traitement

La documentation doit être suffisante pour justifier le codage même lors d'un examen rétrospectif, incluant le raisonnement clinique lorsque la confirmation biologique n'est pas disponible mais que le code est appliqué sur la base de critères épidémiologiques.

6. Exemple Pratique Complet

Cas Clinique

Patiente de sexe féminin, 34 ans, antérieurement en bonne santé, se présente au service des urgences se plaignant d'une diarrhée intense depuis 36 heures. Elle rapporte que les symptômes ont débuté brutalement avec des coliques abdominales suivies d'évacuations liquides, initialement aqueuses et par la suite avec présence de mucus et de traces de sang. Elle rapporte avoir présenté 12 épisodes diarrhéiques au cours des 24 dernières heures, associés à une fièvre de 38,5°C, des nausées et deux épisodes de vomissements. Elle nie les voyages récents ou l'utilisation d'antibiotiques.

À l'interrogatoire détaillé sur les expositions alimentaires, la patiente mentionne avoir participé à un barbecue familial il y a trois jours, où elle a consommé du poulet grillé, diverses salades avec des œufs et de la mayonnaise maison. Trois autres membres de la famille qui ont participé à l'événement ont développé des symptômes similaires au cours de la même période.

À l'examen physique, la patiente est en état général modéré, déshydratée (muqueuses sèches, turgor cutané diminué), fébrile (38,2°C), tachycarde (110 bpm), pression artérielle 100/70 mmHg. Abdomen légèrement distendu, bruits hydro-aériens augmentés, douloureux de façon diffuse à la palpation sans signes d'irritation péritonéale. Pas d'autres altérations significatives à l'examen.

Les examens suivants ont été demandés : numération formule sanguine montrant leucocytes 13 500/mm³ avec 78 % de neutrophiles, hémoglobine et plaquettes normales ; électrolytes montrant une légère hyponatrémie (132 mEq/L) et une hypokaliémie (3,2 mEq/L) ; fonction rénale normale ; culture de selles prélevée avant toute intervention.

La patiente a été traitée par réhydratation veineuse vigoureuse, correction électrolytique et traitement symptomatique. En raison de la présence d'une fièvre élevée, d'une diarrhée sanglante et d'une leucocytose, une antibiothérapie empirique a été initiée avec la ciprofloxacine. Après 48 heures, la culture de selles est revenue positive pour Salmonella enteritidis sensible à la ciprofloxacine et aux autres antimicrobiens testés.

La patiente a évolué avec une amélioration progressive des symptômes, une réduction de la fréquence des évacuations, apyrétique après 72 heures de traitement. Elle a reçu son congé hospitalier après 4 jours avec des recommandations pour compléter 7 jours d'antibiothérapie, maintenir une hydratation adéquate et revenir en cas d'aggravation des symptômes.

Codification Étape par Étape

Analyse des critères :

  • Présentation clinique compatible : gastro-entérite aiguë avec diarrhée sanglante, fièvre, symptômes systémiques
  • Confirmation biologique : culture de selles positive pour Salmonella enteritidis
  • Contexte épidémiologique favorable : foyer familial lié à un aliment suspect
  • Exclusion d'autres diagnostics : culture spécifique pour Salmonella, non S. typhi ou S. paratyphi

Code choisi : 1A09 - Infections dues à d'autres Salmonella

Justification complète : Le code 1A09 est approprié parce que : (1) il y a une confirmation biologique définitive de Salmonella non typhique (S. enteritidis) ; (2) la présentation clinique est caractéristique de la salmonellose non typhique avec gastro-entérite aiguë ; (3) il n'y a pas de preuve de fièvre typhoïde ou paratyphoïde qui nécessiterait des codes différents ; (4) le contexte épidémiologique (foyer familial lié à un aliment) est typique de l'infection à Salmonella non typhique.

Codes complémentaires applicables :

  • Code pour déshydratation (5C70 - Déplétion de volume) pour documenter la complication qui a motivé l'hospitalisation
  • Code pour hypokaliémie (5C52.1) si considérée comme cliniquement significative
  • Code Z possible pour contact ou exposition à des maladies transmissibles pour les membres de la famille affectés dans le même foyer

La documentation doit inclure le sérotype spécifique (S. enteritidis) et le profil de sensibilité antimicrobienne à des fins épidémiologiques, bien qu'ils ne modifient pas le code CIM-11 principal.

7. Codes Associés et Différenciation

Au sein de la Même Catégorie

1A00: Choléra

  • Quand l'utiliser: Identification en laboratoire de Vibrio cholerae O1 ou O139, présentation avec diarrhée aqueuse profuse (« eau de riz »), déshydratation grave d'installation rapide.
  • Différence principale vs. 1A09: Agent étiologique complètement différent (Vibrio vs. Salmonella), présentation clinique distincte sans fièvre significative, schéma épidémiologique différent généralement associé à des zones avec assainissement précaire et sources d'eau contaminées.

1A01: Infection intestinale par d'autres bactéries du genre Vibrio

  • Quand l'utiliser: La culture identifie des espèces de Vibrio non-choléra (V. parahaemolyticus, V. vulnificus, V. alginolyticus). Fréquemment liée à la consommation de fruits de mer crus ou mal cuits.
  • Différence principale vs. 1A09: Genre bactérien différent avec caractéristiques microbiologiques distinctes, association épidémiologique forte avec les fruits de mer, V. vulnificus peut causer des infections de plaies et une septicémie foudroyante chez les patients atteints d'hépatopathie.

1A02: Infections intestinales par Shigella

  • Quand l'utiliser: La culture identifie Shigella spp. (S. dysenteriae, S. flexneri, S. boydii, S. sonnei). Présentation typique avec dysenterie (diarrhée sanglante avec mucus), ténesme, fièvre élevée.
  • Différence principale vs. 1A09: Bactérie différente avec pathogenèse distincte, inoculum infectieux plus faible (10-100 organismes vs. milliers pour Salmonella), transmission prédominante de personne à personne ou par eau contaminée plutôt que par les aliments, tendance plus grande à causer une dysenterie grave.

Diagnostics Différentiels

Campylobactériose: Présentation clinique très similaire avec diarrhée (fréquemment sanglante), fièvre et crampes abdominales. La différenciation nécessite une culture spécifique. Campylobacter jejuni est fréquemment associé à la consommation de volaille mal cuite.

Infections par E. coli entéropathogène: Plusieurs pathotypes d'E. coli peuvent causer une gastro-entérite. E. coli entérohémorragique (EHEC) peut causer une colite hémorragique similaire. La différenciation nécessite des tests de laboratoire spécifiques incluant la détection de toxines.

Gastro-entérite virale: Le norovirus et le rotavirus sont des causes très fréquentes de gastro-entérite aiguë. Ils présentent généralement une évolution plus courte, une fièvre moins importante et des vomissements plus significatifs que la diarrhée. La confirmation nécessite des tests spécifiques pour les virus.

8. Différences avec la CIM-10

Dans la CIM-10, les infections à Salmonella non typhiques étaient codifiées sous A02, avec des sous-catégories spécifiques :

  • A02.0 : Entérite à Salmonella
  • A02.1 : Septicémie à Salmonella
  • A02.2 : Infections localisées à Salmonella
  • A02.8 : Autres infections spécifiées à Salmonella
  • A02.9 : Infection non spécifiée à Salmonella

La CIM-11 simplifie cette structure avec le code unique 1A09, éliminant les sous-catégories formelles basées sur la manifestation clinique. Ce changement reflète mieux la réalité clinique où la même infection peut avoir de multiples manifestations ou progresser d'une forme à une autre.

Principaux changements dans la CIM-11 : La structure plus simplifiée réduit la complexité du codage tout en maintenant une spécificité suffisante à des fins épidémiologiques. La CIM-11 met l'accent sur la documentation clinique détaillée en texte libre au lieu de multiples sous-codes. Des codes supplémentaires peuvent être utilisés pour spécifier les complications (bactériémie, infections focales) lorsqu'elles sont cliniquement pertinentes.

Impact pratique : Les codeurs trouveront un processus plus direct sans besoin de décider entre plusieurs sous-catégories. Les données épidémiologiques peuvent nécessiter une analyse de la documentation clinique supplémentaire pour distinguer entre la gastro-entérite non compliquée et les formes invasives. Les systèmes d'information de santé doivent être mis à jour pour mapper les codes A02.x de la CIM-10 vers 1A09 de la CIM-11, potentiellement avec des drapeaux supplémentaires pour capturer les détails de la manifestation clinique.

9. Questions Fréquemment Posées

Comment le diagnostic définitif d'infection à Salmonella est-il établi ? Le diagnostic définitif nécessite l'isolement de la bactérie par culture microbiologique. Pour la gastro-entérite, la culture des selles est la méthode standard, idéalement prélevée aux phases initiales de la maladie et avant le début des antibiotiques. Pour les cas avec bactériémie suspectée, des hémocultures doivent être obtenues. Les méthodes moléculaires (PCR) sont de plus en plus disponibles et peuvent fournir des résultats plus rapides, bien que la culture soit toujours nécessaire pour les tests de sensibilité antimicrobienne. Dans les contextes d'épidémies, les cas cliniquement compatibles épidémiologiquement liés à des cas confirmés peuvent être considérés comme probables même sans confirmation individuelle.

Le traitement est-il disponible dans les systèmes de santé publics ? Le traitement de la salmonellose non typhique est largement disponible dans les systèmes de santé publics mondialement. La plupart des cas ne nécessitent que une thérapie de soutien avec une hydratation adéquate et un remplacement électrolytique, qui sont des interventions à faible coût. Les antibiotiques, lorsqu'ils sont nécessaires pour les cas graves ou compliqués, incluent des options relativement accessibles comme les fluoroquinolones, les céphalosporines de troisième génération et l'azithromycine. Les solutions de réhydratation orale sont extrêmement rentables et largement disponibles. L'hospitalisation peut être nécessaire pour les cas avec déshydratation grave, bactériémie ou patients à haut risque, mais la plupart des patients peuvent être gérés en ambulatoire.

Combien de temps durent le traitement et la maladie ? La gastro-entérite à Salmonella non compliquée se résout généralement spontanément en 4 à 7 jours sans traitement antimicrobien spécifique. La thérapie de soutien avec hydratation doit continuer jusqu'à la résolution complète des symptômes. Lorsque les antibiotiques sont indiqués (cas graves, bactériémie, patients à haut risque), le cours typique est de 5 à 7 jours pour la gastro-entérite et de 7 à 14 jours pour la bactériémie. Les infections focales extraintestinales peuvent nécessiter un traitement prolongé de plusieurs semaines. L'élimination fécale de la bactérie peut persister pendant des semaines à des mois après la résolution des symptômes, bien que cela ne nécessite généralement pas de traitement chez les individus immunocompétents.

Ce code peut-il être utilisé dans les certificats médicaux et les documents officiels ? Oui, le code 1A09 peut et doit être utilisé dans les certificats médicaux, les rapports de notification obligatoire, les documents de congé médical et autres registres officiels le cas échéant. Pour les certificats d'absence du travail, il est important de spécifier la durée nécessaire en fonction de la gravité de la maladie et du type d'occupation, particulièrement pour les manipulateurs d'aliments qui peuvent nécessiter une absence jusqu'à confirmation de l'élimination de la bactérie. La documentation à des fins de santé publique doit inclure des détails sur le sérotype et les sources possibles d'infection pour faciliter l'investigation des épidémies.

Quels sont les principaux facteurs de risque d'infection grave ? Les groupes à haut risque incluent les nourrissons et les jeunes enfants (en particulier les moins de 1 an), les personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les patients immunodéprimés (VIH/SIDA, chimiothérapie, utilisation d'immunosuppresseurs, transplantés), les patients atteints de drépanocytose ou d'autres hémoglobinopathies, les individus atteints de maladie inflammatoire de l'intestin, et ceux ayant une achlorhydrie ou utilisant des antiacides puissants. Ces groupes ont un risque plus élevé de bactériémie, d'infections extraintestinales et d'évolution prolongée, justifiant souvent un traitement antimicrobien même lorsqu'il ne serait pas indiqué chez les individus sains.

Comment prévenir les infections à Salmonella ? La prévention repose sur des pratiques sûres de manipulation des aliments : cuire complètement les viandes, volailles et œufs ; éviter la consommation d'œufs crus ou mal cuits ; séparer les aliments crus des aliments cuits ; laver les mains, les ustensiles et les surfaces après contact avec des aliments crus ; réfrigérer les aliments correctement ; éviter la consommation de lait et de produits laitiers non pasteurisés. Des précautions particulières avec les animaux de compagnie, en particulier les reptiles et les oiseaux, incluant un lavage rigoureux des mains après contact. En voyage, suivre les précautions concernant l'eau et les aliments dans les zones à haut risque. Les manipulateurs d'aliments atteints d'une infection active doivent être écartés jusqu'à la résolution complète.

Quand les antibiotiques sont-ils nécessaires ? Les antibiotiques ne sont pas systématiquement recommandés pour la gastro-entérite non compliquée à Salmonella, car ils peuvent prolonger l'état de porteur et contribuer à la résistance antimicrobienne. Les indications claires pour une thérapie antimicrobienne incluent : bactériémie documentée ou suspectée, signes d'infection extraintestinale, patients ayant des facteurs de risque de maladie invasive (énumérés ci-dessus), nourrissons de moins de 3 mois, et maladie grave avec fièvre élevée et toxicité systémique. Le choix de l'antimicrobien doit être guidé par les profils locaux de résistance et, lorsque disponible, le test de sensibilité de l'isolat spécifique.

Quelle est la période d'incubation et quand la personne est-elle contagieuse ? La période d'incubation typique est de 12 à 72 heures après exposition, bien qu'elle puisse varier de 6 heures à plusieurs jours. Les individus infectés peuvent éliminer Salmonella dans les selles pendant toute la phase symptomatique et pendant des semaines après la résolution des symptômes. La durée moyenne d'élimination est de 4 à 5 semaines chez les adultes, mais peut être plus prolongée chez les enfants et occasionnellement persister pendant des mois. L'état de porteur chronique (élimination pendant plus de 1 an) est rare dans les infections non typhiques, contrairement à la fièvre typhoïde. Les précautions d'hygiène, en particulier le lavage des mains après utilisation des toilettes, doivent être maintenues pendant au moins 48 heures après la résolution complète de la diarrhée.


Note finale : Cet article fournit des conseils pour le codage clinique basé sur la CIM-11. Le codage approprié nécessite une évaluation clinique complète, une confirmation diagnostique adéquate et une documentation détaillée. Les professionnels de santé doivent toujours considérer le contexte clinique individuel et consulter les directives locales de santé publique pour la notification et la gestion des cas. La surveillance épidémiologique appropriée des infections à Salmonella est essentielle pour la détection précoce et le contrôle des épidémies, la protection de la santé publique et le suivi des tendances de résistance antimicrobienne.

Références Externes

Cet article a été élaboré sur la base de sources scientifiques fiables :

  1. 🌍 WHO ICD-11 - Infections dues à d'autres Salmonella
  2. 🔬 PubMed Research on Infections dues à d'autres Salmonella
  3. 🌍 WHO Health Topics
  4. 📋 CDC - Centers for Disease Control
  5. 📊 Clinical Evidence: Infections dues à d'autres Salmonella
  6. 📋 Ministério da Saúde - Brasil
  7. 📊 Cochrane Systematic Reviews

Références vérifiées le 2026-02-04

Codes Associés

Comment Citer Cet Article

Format Vancouver

Administrador CID-11. Infections dues à d'autres Salmonella. IndexICD [Internet]. 2026-02-04 [citado 2026-03-29]. Disponível em:

Utilisez cette citation dans les travaux académiques et articles scientifiques.

Partager