Certaines affections cutanées attribuables à une infection fongique

[EA60](/pt/code/EA60) - Certaines Affections Cutanées Attribuables à une Infection Fongique : Guide Complet de Codification 1. Introduction Les affections cutanées causées par des infections fongiques représentent un gr

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EA60 - Certaines Affections Cutanées Attribuables à une Infection Fongique : Guide Complet de Codification

1. Introduction

Les affections cutanées causées par des infections fongiques représentent un groupe diversifié et cliniquement pertinent de conditions dermatologiques affectant des millions de personnes dans le monde. Le code EA60 de la Classification internationale des maladies (CIM-11) a été développé spécifiquement pour catégoriser à la fois les infections fongiques localisées de la peau et les infections fongiques systémiques présentant des manifestations cutanées importantes.

Ce groupe de conditions englobe les infections superficielles courantes, telles que la pityriasis versicolor causée par des levures du genre Malassezia, jusqu'aux infections systémiques graves comme la cryptococcose cutanée, qui peuvent indiquer un compromis immunitaire significatif. La prévalence de ces conditions varie selon les facteurs climatiques, socioéconomiques et les caractéristiques de la population, étant particulièrement fréquentes dans les régions au climat tropical et subtropical.

L'importance clinique des infections fongiques cutanées dépasse l'inconfort esthétique ou symptomatique. Souvent, les manifestations cutanées des infections fongiques peuvent être le premier signe de conditions systémiques sous-jacentes ou d'un compromis immunitaire, rendant leur reconnaissance essentielle pour le diagnostic précoce et le traitement approprié. De plus, certaines infections fongiques peuvent causer une morbidité significative lorsqu'elles ne sont pas traitées correctement, entraînant des complications chroniques ou récurrentes.

Le codage correct de ces conditions est critique à de multiples fins : il permet un suivi épidémiologique approprié, facilite l'allocation appropriée des ressources dans les systèmes de santé, aide aux études de pharmacovigilance et de résistance antimicrobienne, et assure le remboursement correct des procédures diagnostiques et thérapeutiques. Un codage précis contribue également à une communication efficace entre les professionnels de santé et les institutions, améliorant la continuité des soins.

2. Code CIM-11 Correct

Code: EA60

Description: Certaines affections cutanées attribuables à une infection fongique

Catégorie parent: null - Certaines affections cutanées attribuables à une infection ou une infestation

Définition officielle: Ce groupe comprend à la fois l'infection localisée de la peau par un champignon (p.ex. pityriasis versicolor) et les infections fongiques systémiques avec des manifestations cutanées importantes (p.ex. cryptococcose cutanée).

Le code EA60 représente une catégorie exhaustive au sein de la structure de la CIM-11, conçue pour capturer la diversité des présentations cliniques des infections fongiques affectant la peau. La classification reconnaît que les champignons peuvent causer une maladie cutanée par deux mécanismes principaux : l'infection directe et localisée des tissus cutanés, ou comme manifestation d'une infection fongique systémique disséminée.

Cette catégorisation est particulièrement importante car elle reflète la réalité clinique où certaines infections fongiques restent confinées à la peau et ses annexes, tandis que d'autres représentent des manifestations de maladies potentiellement graves qui nécessitent une investigation systémique et un traitement plus agressif. La structure du code permet aux professionnels de santé d'identifier rapidement les cas qui nécessitent une évaluation plus approfondie concernant le statut immunitaire du patient.

3. Quand Utiliser Ce Code

Le code EA60 doit être utilisé dans des situations cliniques spécifiques où il y a confirmation ou forte suspicion d'infection fongique avec manifestations cutanées. Ci-dessous, nous présentons des scénarios pratiques détaillés :

Scénario 1 : Pityriasis Versicolor Confirmée Le patient se présente avec des macules hypochromes ou hyperchromes, principalement au tronc, avec une desquamation fine. L'examen mycologique direct à l'hydroxyde de potassium révèle des structures en « spaghetti et boulettes de viande » caractéristiques de Malassezia. Ceci est un exemple classique d'infection fongique superficielle localisée qui justifie l'utilisation du code EA60.

Scénario 2 : Candidose Cutanée Intertrigo Patient atteint de diabète sucré développant des lésions érythémateuses et macérées dans les zones de plis cutanés (aisselles, région inguinale, sous-mammaire), avec des lésions satellites caractéristiques. La culture mycologique confirme Candida albicans. Cette présentation d'infection fongique localisée avec manifestations cutanées spécifiques doit être codifiée avec EA60.

Scénario 3 : Cryptococcose Cutanée Patient immunodéprimé présentant des lésions papuleuses, nodulaires ou ulcérées à la peau, avec biopsie cutanée confirmant l'infection par Cryptococcus neoformans. Ce scénario représente une infection fongique systémique avec importantes manifestations cutanées, s'inscrivant parfaitement dans la définition du code EA60.

Scénario 4 : Sporotrichose Cutanée Patient ayant des antécédents de traumatisme cutané par matériel végétal développant un nodule sous-cutané qui évolue avec des lésions nodulaires le long du trajet lymphatique (motif lymphocutané). La culture sur milieu spécifique identifie Sporothrix schenckii. Cette infection fongique avec manifestation cutanée caractéristique nécessite le code EA60.

Scénario 5 : Histoplasmose Cutanée Patient ayant des antécédents d'exposition à des environnements contaminés développant des lésions cutanées papulonodulaires, ulcérées ou verruqueuses, avec confirmation histopathologique et mycologique d'Histoplasma capsulatum. Cette manifestation cutanée d'infection fongique systémique doit être codifiée avec EA60.

Scénario 6 : Dermatophytose Atypique ou Étendue Le patient présente des lésions cutanées étendues causées par des dermatophytes, confirmées par examen mycologique direct et culture, particulièrement lorsqu'il y a atteinte de multiples zones corporelles ou présentation atypique nécessitant une documentation spécifique de l'infection fongique.

Dans tous ces scénarios, le critère essentiel est la confirmation ou la forte évidence clinique d'une étiologie fongique de l'affection cutanée, qu'elle soit localisée ou manifestation d'une maladie systémique.

4. Quand NE PAS Utiliser Ce Code

Il est fondamental de reconnaître les situations où le code EA60 n'est pas approprié, en évitant les erreurs de codification qui pourraient compromettre les registres épidémiologiques et les processus administratifs :

Infections Virales de la Peau : Les conditions telles que l'herpès simplex, le zona, les verrues virales ou le molluscum contagiosum ne doivent pas être codifiées avec EA60, car elles possèdent un code spécifique pour les affections cutanées attribuables à une infection virale. L'étiologie virale est fondamentalement différente de l'étiologie fongique, nécessitant des approches diagnostiques et thérapeutiques distinctes.

Infections Bactériennes Cutanées : L'impétigo, l'érysipèle, la cellulite, la folliculite bactérienne et autres infections causées par des bactéries doivent être codifiées avec le code spécifique pour les affections cutanées attribuables à une infection bactérienne. Même en cas de surinfection bactérienne secondaire d'une lésion fongique, la codification doit refléter l'agent étiologique primaire ou les deux, le cas échéant.

Infestations Parasitaires : La gale, la pédiculose, la larva migrans cutanée et autres infestations par des parasites possèdent un code spécifique et ne doivent pas être confondues avec les infections fongiques, bien que certaines puissent présenter des manifestations cutanées similaires.

Dermatites Non Infectieuses : Les conditions telles que la dermatite atopique, le psoriasis, la dermatite séborrhéique (sauf en cas de preuve d'infection secondaire par Malassezia), le lichen plan et autres dermatoses inflammatoires non infectieuses ne doivent pas recevoir le code EA60, même lorsqu'elles présentent une desquamation ou des modifications qui pourraient évoquer des infections fongiques.

Réactions Allergiques ou Médicamenteuses : Les éruptions cutanées causées par des réactions allergiques, des toxidermies ou des réactions médicamenteuses ne doivent pas être codifiées comme des infections fongiques, même si le tableau clinique initial peut être confus.

La différenciation appropriée nécessite une évaluation clinique minutieuse, fréquemment complétée par des examens de laboratoire spécifiques tels que l'examen mycologique direct, la culture de champignons ou l'histopathologie.

5. Procédure Étape par Étape du Codage

Étape 1 : Évaluer les Critères Diagnostiques

La première étape essentielle est de confirmer que la condition cutanée a une étiologie fongique. Cela nécessite :

Évaluation Clinique Détaillée : Examinez attentivement les caractéristiques morphologiques des lésions cutanées. Les infections fongiques présentent fréquemment des motifs spécifiques : bordures surélevées avec centre clarifié dans les dermatophytoses, macules hypochromes ou hyperchromes avec desquamation fine dans la pityriasis versicolor, lésions érythémateuses avec macération et lésions satellites dans la candidose.

Examens Complémentaires : L'examen mycologique direct à l'hydroxyde de potassium est fondamental pour la visualisation des structures fongiques. La culture sur milieu spécifique permet l'identification de l'agent étiologique. En cas de suspicion d'infection fongique systémique avec manifestation cutanée, la biopsie cutanée avec examen histopathologique et culture tissulaire peut être nécessaire. Les méthodes moléculaires comme la PCR peuvent être utilisées dans des cas spécifiques.

Antécédents Cliniques : Enquêtez sur les facteurs prédisposants tels que l'utilisation d'immunosuppresseurs, le diabète sucré, l'exposition environnementale spécifique, le traumatisme cutané antérieur et l'état immunitaire du patient.

Étape 2 : Vérifier les Spécificateurs

Après avoir confirmé l'étiologie fongique, évaluez :

Étendue de la Maladie : Déterminez si l'infection est localisée (limitée à une zone spécifique) ou disséminée (zones multiples ou manifestation de maladie systémique). Cette distinction est cruciale pour la prise en charge clinique et peut nécessiter un codage supplémentaire.

Gravité : Évaluez la profondeur de l'atteinte (superficielle versus profonde), la présence de complications telles que l'ulcération ou l'infection secondaire, et l'impact fonctionnel ou esthétique.

Agent Étiologique : Lorsqu'il est identifié, l'agent spécifique peut nécessiter un codage complémentaire ou plus spécifique dans les sous-catégories disponibles.

Durée : Classifiez comme aiguë, subaiguë ou chronique, car cela peut influencer à la fois le traitement et le pronostic.

Étape 3 : Différencier d'Autres Codes

null : Certaines affections cutanées attribuables à une infection virale La différence clé réside dans l'agent étiologique. Les infections virales présentent généralement des vésicules, des papules ombiliquées ou des lésions verruciformes caractéristiques, tandis que les infections fongiques montrent généralement une desquamation, une macération ou des lésions nodulaires. L'examen microscopique direct et les cultures sont définitifs pour la différenciation.

null : Certaines affections cutanées attribuables à une infection bactérienne Les infections bactériennes présentent fréquemment une évolution plus rapide, avec des signes inflammatoires plus prononcés (chaleur, rougeur, douleur), la présence de pustules ou de croûtes mélicériques. La coloration de Gram et la culture bactérienne différencient définitivement des infections fongiques.

null : Certaines infections ou infestations parasitaires affectant la peau Les infestations parasitaires telles que la gale présentent un prurit intense avec un motif spécifique de distribution et la présence de galeries caractéristiques. L'examen parasitologique direct identifie le parasite, le différenciant des infections fongiques.

Étape 4 : Documentation Nécessaire

Pour un codage approprié, le dossier médical doit contenir :

Liste de Contrôle des Informations Obligatoires :

  • Description détaillée des lésions cutanées (morphologie, distribution, étendue)
  • Résultats des examens mycologiques réalisés (direct, culture, histopathologie)
  • Identification de l'agent fongique lorsqu'elle est disponible
  • Facteurs prédisposants ou comorbidités pertinentes
  • Évaluation de l'implication systémique le cas échéant
  • Traitement institué et réponse thérapeutique
  • Justification claire de l'étiologie fongique

Enregistrement Approprié : La documentation doit être suffisamment détaillée pour permettre à un autre professionnel de comprendre le raisonnement diagnostique et la justification du codage choisi.

6. Exemple Pratique Complet

Cas Clinique :

Patiente de 45 ans, sexe féminin, se présente à la consultation dermatologique se plaignant de « taches au tronc » depuis environ trois mois. Elle rapporte que les lésions ont commencé comme de petites taches qui ont augmenté progressivement. Elle nie un prurit intense, mais rapporte une desquamation fine au grattage. Elle ne présente pas de symptômes systémiques tels que fièvre ou perte de poids.

À l'examen physique, on observe de multiples macules hypochromes et hyperchromes, avec des limites bien définies, prédominant au tronc antérieur et postérieur, région du cou et portion proximale des membres supérieurs. Les lésions présentent une desquamation fine au curetage. Il n'y a pas de signes d'inflammation aiguë, de vésicules ou de pustules. Le reste de l'examen dermatologique ne révèle pas d'autres altérations significatives.

Les antécédents médicaux révèlent que la patiente réside dans une région au climat tropical, avec température et humidité élevées. Elle nie l'utilisation de médicaments immunosuppresseurs, n'est pas diabétique et ne présente pas d'autres comorbidités significatives. Elle rapporte qu'elle travaille dans un environnement avec exposition à la chaleur et transpire abondamment.

On a procédé à la collecte de matériel des lésions par raclage cutané pour examen mycologique direct. L'examen à l'hydroxyde de potassium à 10 % a révélé la présence de courtes hyphes et de levures rondes groupées, avec un aspect caractéristique de « spaghetti et boulettes de viande », compatible avec Malassezia spp.

Codification Étape par Étape :

Analyse des Critères :

  1. Confirmation de l'étiologie fongique : L'examen mycologique direct a confirmé la présence de structures fongiques caractéristiques de Malassezia, établissant définitivement l'étiologie fongique de la condition cutanée.

  2. Caractérisation de l'infection : Il s'agit d'une infection fongique superficielle localisée à la peau, sans preuves d'implication systémique. La présentation clinique et biologique est compatible avec le pityriasis versicolor.

  3. Exclusion d'autres étiologies : L'absence de vésicules, pustules ou signes d'infection bactérienne secondaire, associée au résultat de l'examen mycologique, exclut les étiologies virales, bactériennes ou parasitaires.

  4. Évaluation des spécificateurs : Infection superficielle, chronique (trois mois d'évolution), sans complications, impliquant plusieurs zones du corps.

Code Choisi : EA60 - Certaines affections de la peau attribuables à une infection fongique

Justification Complète :

Le code EA60 est approprié pour ce cas parce que :

  • Il y a confirmation biologique d'infection fongique par examen mycologique direct
  • Le pityriasis versicolor est spécifiquement mentionné dans la définition du code comme exemple d'infection localisée de la peau par un champignon
  • La présentation clinique est typique d'une infection fongique superficielle
  • Il n'y a pas de preuves d'infection systémique nécessitant une codification supplémentaire
  • La condition ne s'inscrit pas dans les catégories d'exclusion (virale, bactérienne ou parasitaire)

Codes Complémentaires :

Selon le système de codification utilisé et la nécessité d'une spécification supplémentaire, on peut envisager des codes complémentaires pour documenter l'agent étiologique spécifique (Malassezia spp.) ou la localisation anatomique précise, s'ils sont disponibles dans le système.

7. Codes Associés et Différenciation

Au sein de la Même Catégorie :

null: Certaines affections cutanées attribuables à une infection virale

Quand utiliser vs. EA60: Ce code doit être utilisé lorsque l'étiologie de l'affection cutanée est virale, non fongique. Les exemples incluent l'herpès simplex, le zona, les verrues causées par le papillomavirus humain, le molluscum contagiosum et les exanthèmes viraux.

Différence principale: La différenciation fondamentale réside dans l'agent étiologique. Les infections virales présentent fréquemment des vésicules (groupées dans l'herpès), des papules ombiliquées (molluscum contagiosum) ou des lésions verruqueuses. L'examen microscopique et les méthodes diagnostiques moléculaires confirment la nature virale. Les infections fongiques montrent généralement une desquamation, des hyphes à l'examen direct et une croissance dans les cultures spécifiques aux champignons.

null: Certaines affections cutanées attribuables à une infection bactérienne

Quand utiliser vs. EA60: Utilisez ce code en cas de confirmation d'infection bactérienne de la peau, telle que l'impétigo, l'érysipèle, la cellulite, la folliculite bactérienne ou autres pyodermites.

Différence principale: Les infections bactériennes présentent généralement une évolution plus aiguë, avec des signes inflammatoires proéminents (érythème intense, chaleur locale, douleur), présence de pustules, de croûtes mélicériques ou d'exsudat purulent. La coloration de Gram et la culture bactérienne identifient l'agent. Les infections fongiques tendent à avoir une évolution plus insidieuse, avec la desquamation comme caractéristique proéminente et confirmation par examen mycologique.

null: Certaines infections ou infestations parasitaires affectant la peau

Quand utiliser vs. EA60: Ce code est approprié pour les infestations par ectoparasites (gale, pédiculose) ou les infections par des parasites affectant la peau (larva migrans cutanée, leishmaniose cutanée).

Différence principale: Les infestations parasitaires comme la gale présentent un prurit intense, particulièrement nocturne, avec des lésions dans des localisations caractéristiques et visualisation de galeries ou du parasite lui-même à l'examen direct. Les infections fongiques causent rarement un prurit de même intensité et sont confirmées par la visualisation de structures fongiques, non parasitaires.

Diagnostics Différentiels :

Pityriasis Alba: Peut être confondue avec la pityriasis versicolor, mais ne présente pas de structures fongiques à l'examen mycologique direct. Elle survient généralement chez l'enfant et est associée à la dermatite atopique.

Vitiligo: Les lésions dépigmentées du vitiligo sont complètement achromiques (sans mélanine), contrairement aux lésions hypochromiques de la pityriasis versicolor qui présentent une desquamation et des structures fongiques à l'examen.

Dermatite Séborrhéique: Bien qu'il puisse y avoir une colonisation par Malassezia, la dermatite séborrhéique est classée comme une dermatose inflammatoire, non infectieuse, à moins qu'il n'y ait une preuve claire d'infection fongique secondaire.

8. Différences avec la CIM-10

Dans la CIM-10, les infections fongiques cutanées étaient classées principalement dans le chapitre des maladies infectieuses et parasitaires, avec des codes spécifiques pour différents types de mycoses. Par exemple, le pityriasis versicolor était codifié comme B36.0, tandis que d'autres mycoses superficielles avaient des codes distincts dans la catégorie B35-B36.

Le principal changement dans la CIM-11 avec le code EA60 est la création d'une catégorie plus complète qui unifie à la fois les infections fongiques localisées et les manifestations cutanées des infections systémiques. Cette approche reflète mieux la réalité clinique où la peau peut être affectée par des champignons par différents mécanismes.

Impact Pratique :

La structure de la CIM-11 facilite la codification en créant une catégorie claire pour toutes les affections cutanées d'étiologie fongique, qu'elles soient localisées ou systémiques. Cela simplifie le processus de codification et améliore la cohérence entre différents codificateurs. De plus, la nouvelle structure permet un meilleur suivi épidémiologique des infections fongiques avec manifestations cutanées.

Les professionnels de santé familiarisés avec la CIM-10 doivent être attentifs à ce changement conceptuel, en reconnaissant que le code EA60 englobe des conditions qui étaient auparavant distribuées dans différentes sections de la classification. La transition nécessite une formation appropriée et une compréhension de la nouvelle logique organisationnelle de la CIM-11.

9. Questions Fréquemment Posées

1. Comment se fait le diagnostic des infections fongiques cutanées ?

Le diagnostic commence généralement par une évaluation clinique détaillée des lésions cutanées. L'examen mycologique direct à l'hydroxyde de potassium est la méthode la plus courante et la plus rapide pour confirmer la présence de structures fongiques. La culture sur milieu spécifique (comme Sabouraud) permet l'identification de l'agent étiologique, bien qu'elle prenne plus de temps. En cas de suspicion d'infection fongique profonde ou systémique, une biopsie cutanée avec examen histopathologique et culture tissulaire peut être nécessaire. Les méthodes moléculaires comme la PCR sont disponibles dans les centres spécialisés pour une identification rapide et précise.

2. Le traitement est-il disponible dans les systèmes de santé publics ?

Oui, la plupart des antifongiques utilisés pour le traitement des infections cutanées sont disponibles dans les systèmes de santé publics de plusieurs pays. Les traitements topiques tels que les crèmes et solutions antifongiques sont généralement accessibles et efficaces pour les infections superficiales. Pour les infections plus étendues ou réfractaires, les antifongiques oraux sont également disponibles, bien qu'ils puissent nécessiter une prescription spécialisée. L'accès spécifique peut varier selon la structure de chaque système de santé et la disponibilité régionale.

3. Combien de temps dure le traitement ?

La durée du traitement varie considérablement selon le type d'infection fongique et son étendue. Les infections superficiales comme le pityriasis versicolor peuvent répondre aux traitements topiques en une à quatre semaines. La candidose cutanée nécessite généralement un traitement de deux à quatre semaines. Les dermatophytoses peuvent nécessiter quatre à huit semaines de traitement, en particulier en cas d'atteinte unguéale. Les infections fongiques profondes ou systémiques avec manifestations cutanées peuvent nécessiter des mois de traitement par antifongiques systémiques.

4. Ce code peut-il être utilisé dans les certificats médicaux ?

Oui, le code EA60 peut et doit être utilisé dans la documentation médicale officielle, y compris les certificats, le cas échéant. Cependant, il est important de considérer que les certificats médicaux nécessitent généralement aussi une description claire de la condition dans un langage compréhensible. La codification sert à la normalisation et à l'enregistrement, mais ne remplace pas la communication claire avec le patient et les autres professionnels concernant le diagnostic et ses implications.

5. Les infections fongiques cutanées sont-elles contagieuses ?

La transmissibilité varie selon le type d'infection fongique. Les dermatophytoses (teignes) peuvent être transmises par contact direct de personne à personne ou par des fomites contaminés. La candidose cutanée n'est généralement pas considérée comme hautement contagieuse, car Candida fait partie du microbiote normal. Le pityriasis versicolor n'est pas considéré comme contagieux, car Malassezia fait également partie du microbiote cutané normal. Les infections fongiques systémiques avec manifestations cutanées ne sont généralement pas transmissibles de personne à personne.

6. Est-il nécessaire de s'absenter des activités pendant le traitement ?

Dans la plupart des cas d'infections fongiques superficiales, il n'est pas nécessaire de s'absenter des activités de routine, y compris le travail ou l'école. Des exceptions peuvent survenir en cas d'infections étendues, douloureuses ou lorsqu'il existe un risque professionnel spécifique de transmission (comme les professionnels de santé ayant des lésions aux mains). La décision doit être individualisée, en tenant compte de la nature de l'infection, de l'occupation du patient et du risque de transmission.

7. Les infections fongiques cutanées peuvent-elles indiquer des problèmes immunologiques ?

Bien que les infections fongiques superficiales courantes puissent survenir chez les personnes immunocompétentes, certaines présentations doivent alerter sur une possible immunodéficience. Les infections fongiques récurrentes, étendues, réfractaires au traitement ou causées par des champignons opportunistes (comme la cryptococcose cutanée) doivent motiver une investigation du statut immunologique, y compris une évaluation du diabète mellitus, de l'infection par le VIH ou d'autres conditions immunosuppressives.

8. Quelle est la différence entre infection fongique et colonisation ?

La colonisation fait référence à la présence de champignons sur la peau sans causer de maladie ou de symptômes, ce qui est normal pour de nombreux champignons comme Malassezia et Candida. L'infection survient lorsqu'il y a invasion tissulaire, réaction inflammatoire et manifestations cliniques. Cette distinction est importante car la présence de champignons ne nécessite pas toujours un traitement. Le diagnostic d'infection fongique doit être basé sur la corrélation entre les résultats cliniques et de laboratoire, et non uniquement sur la détection de champignons.


Conclusion :

Le code EA60 de la CIM-11 représente un outil essentiel pour la codification appropriée des affections cutanées d'étiologie fongique, couvrant les infections superficiales localisées jusqu'aux manifestations cutanées des infections systémiques. Une compréhension appropriée de quand utiliser ce code, comment le différencier d'autres conditions et comment documenter correctement est fondamentale pour les professionnels de santé impliqués dans les soins dermatologiques et la codification médicale. L'application correcte de ce code contribue à des registres épidémiologiques précis, à une communication efficace entre professionnels et à une gestion appropriée des ressources dans les systèmes de santé mondialement.

Références Externes

Cet article a été élaboré sur la base de sources scientifiques fiables :

  1. 🌍 WHO ICD-11 - Certaines affections cutanées attribuables à une infection fongique
  2. 🔬 PubMed Research on Certaines affections cutanées attribuables à une infection fongique
  3. 🌍 WHO Health Topics
  4. 📊 Clinical Evidence: Certaines affections cutanées attribuables à une infection fongique
  5. 📋 Ministério da Saúde - Brasil
  6. 📊 Cochrane Systematic Reviews

Références vérifiées le 2026-02-03

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Como Citar Este Artigo

Formato Vancouver (ABNT)

Administrador CID-11. Certaines affections cutanées attribuables à une infection fongique. IndexICD [Internet]. 2026-02-03 [citado 2026-03-29]. Disponível em:

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