Infarctus aigu du myocarde

[BA41](/pt/code/BA41) - Infarctus Aigu du Myocarde : Guide Complet de Codification CIM-11 1. Introduction L'infarctus aigu du myocarde (IAM) représente l'une des urgences cardiovasculaires les plus criti

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BA41 - Infarctus Aigu du Myocarde : Guide Complet de Codification CIM-11

1. Introduction

L'infarctus aigu du myocarde (IAM) représente l'une des urgences cardiovasculaires les plus critiques dans la pratique médicale contemporaine. Cette condition se caractérise par la nécrose du muscle cardiaque résultant d'une ischémie prolongée, généralement causée par l'obstruction d'une artère coronaire. L'IAM constitue l'une des principales causes de morbimortalité cardiovasculaire dans le monde entier, affectant des millions de personnes annuellement et représentant un défi significatif pour les systèmes de santé mondialement.

L'importance clinique de l'infarctus aigu du myocarde transcende les chiffres épidémiologiques. Chaque épisode représente une situation de risque imminent pour la vie, exigeant une reconnaissance immédiate, un diagnostic précis et une intervention thérapeutique urgente. La fenêtre thérapeutique pour un traitement efficace est étroite, et le pronostic dépend fondamentalement de la rapidité avec laquelle le patient reçoit des soins spécialisés.

Le codage correct de l'infarctus aigu du myocarde utilisant le code BA41 de la CIM-11 possède des implications qui vont au-delà de la simple classification statistique. La précision du codage impacte directement la planification des ressources hospitalières, l'allocation des lits dans les unités coronariennes, l'analyse des résultats cliniques, la recherche épidémiologique et la gestion des politiques publiques de santé cardiovasculaire. De plus, la documentation appropriée assure la continuité des soins, facilite la communication entre professionnels et garantit le remboursement approprié pour les services fournis.

Pour les professionnels de santé, les codeurs cliniques et les gestionnaires hospitaliers, comprendre les critères spécifiques qui définissent le code BA41 et le différencier d'autres conditions cardiovasculaires connexes est essentiel pour une pratique clinique d'excellence.

2. Code CIM-11 Correct

Code: BA41

Description: Infarctus aigu du myocarde

Catégorie parent: Cardiopathie ischémique aiguë

Définition officielle: Le terme infarctus du myocarde aigu doit être utilisé lorsqu'il existe une preuve de nécrose myocardique dans un contexte clinique compatible avec une ischémie myocardique aiguë. Pour établir le diagnostic, la détection d'une augmentation et/ou d'une baisse des valeurs de biomarqueurs cardiaques est nécessaire, avec au moins une valeur au-dessus du 99e percentile de la limite de référence supérieure, associée à au moins l'un des critères suivants:

a. Symptômes d'ischémie myocardique b. Modifications nouvelles ou supposément nouvelles significatives du segment ST-onde T (ST-T) ou nouveau bloc de branche gauche (BBG) à l'électrocardiogramme c. Développement d'ondes Q pathologiques à l'électrocardiogramme d. Preuve à l'examen d'imagerie d'une nouvelle perte de myocarde viable ou d'une nouvelle anomalie du mouvement pariétal régional e. Identification d'un thrombus intracoronaire par angiographie ou autopsie

La définition de l'Organisation mondiale de la Santé précise que le code BA41 s'applique aux infarctus de toute localisation du myocarde, survenant dans les 4 semaines (28 jours) suivant le début d'un infarctus antérieur.

Cette définition précise établit des critères objectifs combinant des preuves de laboratoire, électrocardiographiques, d'imagerie et angiographiques, fournissant une base solide pour un codage cohérent et normalisé au niveau international.

3. Quand Utiliser Ce Code

Le code BA41 doit être appliqué dans des scénarios cliniques spécifiques où les critères diagnostiques sont clairement établis :

Scénario 1 : Infarctus avec sus-décalage du segment ST (STEMI) Patient présentant une douleur thoracique typique durant plus de 20 minutes, associée à un sus-décalage du segment ST supérieur à 1mm dans deux dérivations contiguës à l'électrocardiogramme, avec troponine cardiaque élevée au-dessus du 99e percentile. C'est le scénario classique d'infarctus transmural aigu, où l'artère coronaire est complètement occluse.

Scénario 2 : Infarctus sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) Patient présentant des symptômes ischémiques, tels qu'une gêne thoracique en étau ou sensation de brûlure, irradiant vers la mandibule ou le membre supérieur gauche, avec électrocardiogramme montrant un sus-décalage du segment ST ou une inversion de l'onde T, accompagné d'une élévation des biomarqueurs cardiaques. Dans ce cas, il y a nécrose myocardique sans occlusion coronarienne complète.

Scénario 3 : Infarctus diagnostiqué par imagerie Patient présentant des symptômes atypiques ou un électrocardiogramme non diagnostique, mais l'échocardiographie ou l'imagerie par résonance magnétique cardiaque démontre une nouvelle zone d'hypocinésie ou d'acinésie segmentaire, avec biomarqueurs cardiaques élevés, confirmant une nécrose myocardique récente.

Scénario 4 : Infarctus identifié lors d'une procédure Patient ayant subi un cathétérisme cardiaque qui présente une élévation des biomarqueurs post-procédure associée à l'identification d'un thrombus intracoro­narien lors de l'angiographie, même en l'absence de symptômes typiques au moment du diagnostic.

Scénario 5 : Infarctus récurrent dans les 28 jours Patient ayant déjà présenté un infarctus aigu du myocarde et, dans la période de 4 semaines suivant l'événement initial, présentant une nouvelle élévation des biomarqueurs cardiaques avec récurrence des symptômes ischémiques ou nouvelles modifications électrocardiographiques, caractérisant un nouvel épisode aigu dans la fenêtre temporelle spécifiée.

Scénario 6 : Infarctus diagnostiqué à l'autopsie Situations où le patient est décédé et l'autopsie révèle une preuve de nécrose myocardique récente avec identification d'un thrombus coronarien, établissant le diagnostic post-mortem d'infarctus aigu du myocarde.

4. Quand NE PAS Utiliser Ce Code

Il est fondamental de reconnaître les situations où le code BA41 ne s'applique pas, en évitant les erreurs de codification qui pourraient compromettre les dossiers cliniques et les statistiques de santé :

Infarctus du myocarde ultérieur (Code 1353640147) : Lorsque le patient présente un nouvel infarctus après la période de 28 jours de l'événement initial, celui-ci doit être codifié comme infarctus ultérieur, non comme infarctus aigu. La distinction temporelle est cruciale pour différencier les épisodes aigus des événements récurrents tardifs.

Complications ultérieures actuelles de l'infarctus aigu du myocarde (Code 993844371) : Les conditions telles que la rupture de paroi ventriculaire, l'insuffisance mitrale aiguë par rupture du muscle papillaire, la communication interventriculaire post-infarctus ou la péricardite post-infarctus doivent être codifiées comme des complications spécifiques, non comme l'infarctus lui-même.

Infarctus ancien du myocarde (Code 1584861447) : Lorsqu'il existe une preuve d'infarctus antérieur, soit par des ondes Q pathologiques à l'électrocardiogramme, une cicatrice myocardique aux examens d'imagerie ou une histoire documentée d'infarctus antérieur sans activité aiguë actuelle, le code approprié est celui d'infarctus ancien.

Syndrome post-infarctus du myocarde (Code 956002477) : Le syndrome de Dressler ou d'autres manifestations post-infarctus qui surviennent des semaines après l'événement aigu ont une codification spécifique et ne doivent pas être confondus avec l'épisode aigu.

Angine instable sans nécrose : Les patients présentant des symptômes ischémiques et des modifications électrocardiographiques, mais sans élévation des biomarqueurs cardiaques, ne remplissent pas les critères d'infarctus aigu et doivent être codifiés comme angine instable.

Élévation isolée de troponine : L'élévation des biomarqueurs cardiaques peut survenir dans diverses conditions non ischémiques, telles que la myocardite, la septicémie, l'insuffisance rénale ou l'embolie pulmonaire. Sans le contexte clinique d'ischémie myocardique, le code BA41 ne s'applique pas.

5. Procédure pas à pas du codage

Étape 1 : Évaluer les critères diagnostiques

La première étape fondamentale est de confirmer la présence de nécrose myocardique par l'évaluation des biomarqueurs cardiaques. La troponine cardiaque est le marqueur de choix, devant présenter une élévation au-dessus du 99e percentile de la limite de référence supérieure. Il est essentiel d'observer le profil caractéristique d'élévation et de décroissance de l'infarctus aigu, le différenciant des élévations chroniques.

Simultanément, il faut évaluer le contexte clinique d'ischémie myocardique aiguë par l'anamnèse détaillée, en identifiant les symptômes typiques tels que la douleur thoracique constrictive, l'inconfort précordial, la dyspnée soudaine ou les équivalents ischémiques tels que les nausées, la diaphorèse froide ou la douleur épigastrique.

L'électrocardiogramme doit être réalisé de préférence dans les 10 premières minutes de l'évaluation initiale, en recherchant les modifications diagnostiques telles que l'sus-décalage ou le sus-décalage du segment ST, l'inversion des ondes T ou le développement d'ondes Q pathologiques.

Étape 2 : Vérifier les spécificateurs

Après avoir confirmé le diagnostic d'infarctus aigu, il est nécessaire de caractériser le type spécifique : avec sus-décalage du segment ST (IAMCSST) ou sans sus-décalage du segment ST (IAMSST), car cette distinction impacte directement la stratégie thérapeutique.

Il faut documenter la localisation anatomique de l'infarctus (antérieur, inférieur, latéral, postérieur) basée sur les résultats électrocardiographiques et d'imagerie, ainsi qu'évaluer l'étendue de la nécrose myocardique.

La chronologie est cruciale : confirmer que l'événement survient dans les 28 jours de tout infarctus antérieur, sinon, le codage comme infarctus subséquent peut être plus approprié.

Étape 3 : Différencier d'autres codes

BA40 : Angine de poitrine - La différence fondamentale est l'absence de nécrose myocardique dans l'angine. Bien que les deux conditions présentent des symptômes ischémiques, l'angine ne démontre pas d'élévation des biomarqueurs cardiaques au-dessus du seuil diagnostique d'infarctus. L'angine représente une ischémie réversible, tandis que l'infarctus indique une nécrose irréversible.

BA42 : Infarctus du myocarde subséquent - La distinction est basée exclusivement sur le critère temporel. Le code BA41 s'applique aux infarctus survenant dans les 28 jours de l'événement initial, tandis que BA42 est utilisé pour les infarctus survenant après cette période, représentant un nouvel événement à un moment ultérieur.

BA43 : Thrombose coronarienne ne résultant pas en infarctus du myocarde - Cette condition implique la présence d'un thrombus coronarien documenté par angiographie, mais sans preuve de nécrose myocardique. Les biomarqueurs restent normaux ou n'atteignent pas le seuil diagnostique d'infarctus, la différenciant clairement de BA41.

Étape 4 : Documentation nécessaire

La documentation appropriée doit inclure obligatoirement :

  • Date et heure précises du début des symptômes
  • Description détaillée de la présentation clinique
  • Résultats sériés des biomarqueurs cardiaques avec valeurs numériques et heures de prélèvement
  • Rapports complets d'électrocardiogrammes sériés
  • Rapports des examens d'imagerie réalisés (échocardiographie, imagerie par résonance magnétique)
  • Description des procédures angiographiques lorsqu'elles sont réalisées
  • Évolution clinique pendant l'hospitalisation
  • Comorbidités pertinentes et facteurs de risque cardiovasculaire
  • Traitements institués et réponse thérapeutique

6. Exemple Pratique Complet

Cas Clinique:

Patient masculin, 58 ans, hypertendu et diabétique, se présente au service des urgences avec une douleur thoracique constrictive débutée il y a 2 heures, irradiant vers le membre supérieur gauche et la mandibule, associée à une diaphorèse froide et des nausées. Nie des épisodes antérieurs similaires. À l'examen physique, le patient se présente anxieux, avec une pression artérielle de 160/95 mmHg, une fréquence cardiaque de 98 bpm, l'auscultation cardiaque et pulmonaire sans modifications significatives.

L'électrocardiogramme réalisé 8 minutes après l'arrivée démontre une sus-décalage du segment ST de 3mm dans les dérivations V2 à V4, suggérant un infarctus aigu de la paroi antérieure. Le premier dosage de troponine T ultrasensible, prélevé à l'admission, révèle une valeur de 0,8 ng/mL (limite supérieure de référence: 0,014 ng/mL), confirmant une élévation significative au-dessus du 99e percentile.

Le patient a été soumis à un cathétérisme cardiaque d'urgence, qui a identifié une occlusion totale de l'artère interventriculaire antérieure proximale avec thrombus visible. Une angioplastie primaire a été réalisée avec implantation d'un stent actif, obtenant une reperfusion complète. L'échocardiographie post-procédure a démontré une hypokinésie des segments antérieurs et septaux, avec une fraction d'éjection estimée à 45%.

Les dosages sériés de troponine ont montré un pic de 45 ng/mL à 12 heures, avec un déclin subséquent, caractérisant le profil typique d'élévation et de chute. Le patient a évolué favorablement, sans complications, recevant son congé hospitalier le cinquième jour avec des conseils et des médicaments appropriés.

Codification Étape par Étape:

Analyse des critères:

  1. Biomarqueur élevé: Troponine T ultrasensible de 0,8 ng/mL à l'admission et pic de 45 ng/mL, bien au-dessus du 99e percentile
  2. Symptômes d'ischémie: Douleur thoracique typique avec irradiation caractéristique
  3. Modifications électrocardiographiques: Sus-décalage du segment ST dans les dérivations précordiales
  4. Preuve angiographique: Thrombus intracoronaire identifié lors du cathétérisme
  5. Modification d'imagerie: Hypokinésie segmentaire à l'échocardiogramme

Code choisi: BA41

Justification complète: Le patient remplit tous les critères diagnostiques d'infarctus aigu du myocarde selon la définition de la CIE-11. Il existe une élévation significative de biomarqueur cardiaque associée à de multiples critères supplémentaires: symptômes typiques d'ischémie, modifications électrocardiographiques diagnostiques, identification de thrombus coronarien par angiographie et preuve d'une nouvelle anomalie du mouvement de paroi régionale. Il s'agit du premier épisode d'infarctus, sans antécédents, survenant dans la fenêtre temporelle aiguë. Il n'y a pas de preuve de complications nécessitant des codes supplémentaires spécifiques.

Codes complémentaires applicables:

  • Code pour l'hypertension artérielle systémique
  • Code pour le diabète mellitus
  • Code pour la procédure d'angioplastie coronarienne avec stent

7. Codes Connexes et Différenciation

Au sein de la Même Catégorie:

BA40: Angine de poitrine

  • Quand utiliser BA40: Patient présentant une douleur thoracique ischémique typique ou atypique, avec ou sans modifications électrocardiographiques transitoires, mais sans élévation des biomarqueurs cardiaques au-delà du seuil diagnostique d'infarctus.
  • Différence principale: Absence de nécrose myocardique. L'angine représente une ischémie myocardique réversible, tandis que l'infarctus indique une nécrose tissulaire irréversible. Les biomarqueurs cardiaques constituent l'élément différenciateur fondamental entre ces deux conditions.

BA42: Infarctus du myocarde ultérieur

  • Quand utiliser BA42: Patient qui développe un nouvel infarctus du myocarde après 28 jours (4 semaines) de l'événement initial, caractérisant un épisode récurrent à un moment ultérieur.
  • Différence principale: Le critère temporel est le seul élément différenciateur. Dans les 28 jours suivant l'infarctus initial, on utilise BA41; après cette période, on applique BA42. Cette distinction est importante pour l'analyse épidémiologique et pronostique.

BA43: Thrombose coronarienne ne résultant pas en infarctus du myocarde

  • Quand utiliser BA43: Patient présentant un thrombus coronarien documenté par angiographie ou autres méthodes d'imagerie, mais sans preuve biologique ou clinique de nécrose myocardique.
  • Différence principale: Présence de thrombus coronarien sans nécrose myocardique consécutive. Les biomarqueurs restent dans les limites normales ou n'atteignent pas le seuil diagnostique, indiquant que la circulation collatérale ou la reperfusion spontanée ont prévenu la nécrose tissulaire.

Diagnostics Différentiels:

Diverses conditions peuvent mimer l'infarctus aigu du myocarde et doivent être soigneusement différenciées. La myocardite aiguë peut présenter des symptômes similaires, une élévation de troponine et des modifications électrocardiographiques, mais le contexte clinique comprend généralement des symptômes viraux antérieurs et l'angiographie coronarienne est normale. L'embolie pulmonaire peut causer une douleur thoracique et une élévation des biomarqueurs, mais les résultats d'imagerie sont caractéristiques. Le syndrome de Takotsubo présente des modifications similaires à l'infarctus, mais l'angiographie ne démontre pas de lésions coronariennes obstructives significatives. La dissection aortique aiguë peut simuler un infarctus, particulièrement lorsqu'elle implique les ostiums coronariens, nécessitant une évaluation par imagerie spécifique.

8. Différences avec la CIM-10

Dans la CIM-10, l'infarctus aigu du myocarde était codifié principalement par la catégorie I21, avec des subdivisions basées sur la localisation anatomique (I21.0 pour la paroi antérieure, I21.1 pour la paroi inférieure, etc.). La CIM-11 simplifie cette approche avec le code BA41, en mettant davantage l'accent sur les critères diagnostiques universels que sur la localisation spécifique.

Un changement significatif est l'incorporation explicite des critères diagnostiques basés sur les biomarqueurs et la définition claire de la période de 28 jours pour caractériser l'infarctus comme aigu. La CIM-10 ne spécifiait pas aussi clairement cette fenêtre temporelle, générant des incohérences dans la codification.

La CIM-11 sépare également plus clairement l'infarctus aigu de l'infarctus ultérieur, tandis que la CIM-10 utilisait I22 pour l'infarctus récurrent sans spécifier précisément l'intervalle temporel. Cette clarté réduit les ambiguïtés et améliore la cohérence de la codification au niveau international.

L'impact pratique de ces changements comprend une plus grande uniformité dans les dossiers cliniques, une meilleure comparabilité des données épidémiologiques entre différents pays et systèmes de santé, et un alignement avec les définitions universelles d'infarctus établies par les sociétés cardiologiques internationales. Pour les professionnels en transition de la CIM-10 vers la CIM-11, il est essentiel de se familiariser avec les nouveaux critères diagnostiques explicites et la structure hiérarchique modifiée.

9. Questions Fréquemment Posées

Comment se fait le diagnostic de l'infarctus aigu du myocarde ? Le diagnostic repose sur la combinaison d'éléments cliniques, biologiques et d'imagerie. Initialement, on évalue la présence de symptômes ischémiques tels que la douleur thoracique typique. L'électrocardiogramme doit être réalisé rapidement, en recherchant des modifications diagnostiques. Le dosage des biomarqueurs cardiaques, en particulier la troponine, est fondamental, devant présenter une élévation au-dessus du 99e percentile avec un profil d'élévation et de décroissance. Les examens d'imagerie tels que l'échocardiographie ou l'imagerie par résonance magnétique peuvent identifier les zones de nécrose ou de dysfonction segmentaire. Le cathétérisme cardiaque peut confirmer la présence de lésions coronariennes obstructives ou de thrombus.

Le traitement est-il disponible dans les systèmes de santé publics ? Le traitement de l'infarctus aigu du myocarde est considéré comme une priorité dans les systèmes de santé mondialement en raison de la gravité et de l'urgence de la condition. La plupart des pays maintiennent des protocoles établis pour la prise en charge d'urgence cardiovasculaire. Le traitement comprend des médicaments antithrombotiques et anticoagulants jusqu'aux procédures de reperfusion telles que l'angioplastie primaire ou la thrombolyse. La disponibilité spécifique des ressources varie selon les différentes régions et systèmes de santé, mais il existe une reconnaissance universelle de la nécessité d'un accès au traitement d'urgence pour cette condition.

Combien de temps dure le traitement ? Le traitement de l'infarctus aigu du myocarde se divise en phases. La phase aiguë, pendant l'hospitalisation, dure généralement de 3 à 7 jours en cas sans complications, pouvant s'étendre dans les situations plus complexes. Après la sortie, débute la phase de réadaptation cardiaque, qui peut durer de 3 à 6 mois. Le traitement médicamenteux est généralement maintenu pendant une période prolongée, souvent de manière indéfinie, incluant les antiagrégants plaquettaires, les statines, les bêtabloquants et les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Le suivi cardiologique régulier est nécessaire de façon permanente.

Ce code peut-il être utilisé dans les certificats médicaux ? Oui, le code BA41 peut et doit être utilisé dans la documentation médicale officielle, y compris les certificats, le cas échéant. Cependant, il est important de considérer le contexte et la finalité du document. Dans les certificats d'arrêt de travail, la codification appropriée aide à justifier la période de repos nécessaire. Dans les rapports médicaux pour les assureurs ou les expertises, le code fournit une information diagnostique standardisée. Il faut toujours respecter la confidentialité médicale et fournir uniquement les informations nécessaires à la finalité spécifique du document.

Quelle est la différence entre l'infarctus avec et sans sus-décalage du segment ST ? L'infarctus avec sus-décalage du segment ST (STEMI) indique une occlusion coronarienne complète, nécessitant généralement une reperfusion immédiate par angioplastie primaire ou thrombolyse. L'infarctus sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) implique une occlusion partielle ou transitoire, étant géré initialement par des médicaments, avec possible cathétérisme dans les 24-72 premières heures. Les deux sont codifiés comme BA41, mais la distinction est cruciale pour les décisions thérapeutiques. Le STEMI cause généralement une nécrose transmurale plus étendue, tandis que le NSTEMI tend à être sous-endocardique.

Peut-il y avoir un infarctus sans douleur thoracique ? Oui, environ 20-30 % des infarctus se présentent de manière atypique, particulièrement chez les personnes âgées, les diabétiques et les femmes. Les manifestations atypiques incluent la dyspnée isolée, la fatigue extrême, la confusion mentale, la syncope, la douleur épigastrique ou l'inconfort mandibulaire sans douleur thoracique. Ces cas sont appelés « infarctus silencieux » ou « équivalents ischémiques » et nécessitent un haut index de suspicion clinique. L'absence de douleur thoracique n'exclut pas le diagnostic, et la codification BA41 reste appropriée lorsque les critères diagnostiques sont remplis.

Quels sont les principaux facteurs de risque d'infarctus ? Les facteurs de risque se divisent en modifiables et non modifiables. Les non modifiables incluent l'âge avancé, le sexe masculin et les antécédents familiaux de maladie coronarienne précoce. Les modifiables incluent l'hypertension artérielle, le diabète sucré, la dyslipidémie, le tabagisme, l'obésité, la sédentarité, le stress chronique et une alimentation inadéquate. La présence de multiples facteurs de risque augmente exponentiellement la probabilité d'infarctus. Les programmes de prévention cardiovasculaire se concentrent sur la modification des facteurs de risque contrôlables par des changements de mode de vie et un traitement médicamenteux lorsqu'il est indiqué.

Comment différencier l'infarctus aigu de l'infarctus ancien dans la codification ? La différenciation repose sur la présence d'activité aiguë. L'infarctus aigu (BA41) présente des symptômes récents, une élévation des biomarqueurs avec un profil d'élévation et de décroissance, et des modifications électrocardiographiques évolutives. L'infarctus ancien (code 1584861447) se caractérise par des preuves de nécrose antérieure sans activité actuelle : ondes Q pathologiques stables à l'électrocardiogramme, cicatrice myocardique aux examens d'imagerie, biomarqueurs normaux et absence de symptômes ischémiques aigus. L'antécédent clinique documenté d'infarctus antérieur, même sans modifications résiduelles évidentes, justifie également la codification comme infarctus ancien.


Mots-clés : BA41, infarctus aigu du myocarde, CIM-11, codification médicale, STEMI, NSTEMI, troponine cardiaque, nécrose myocardique, cardiopathie ischémique, biomarqueurs cardiaques, syndrome coronarien aigu

Références Externes

Cet article a été élaboré sur la base de sources scientifiques fiables :

  1. 🌍 WHO ICD-11 - Infarctus aigu du myocarde
  2. 🔬 PubMed Research on Infarctus aigu du myocarde
  3. 🌍 WHO Health Topics
  4. 📊 Clinical Evidence: Infarctus aigu du myocarde
  5. 📋 Ministério da Saúde - Brasil
  6. 📊 Cochrane Systematic Reviews

Références vérifiées le 2026-02-04

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How to Cite This Article

Vancouver Format

Administrador CID-11. Infarctus aigu du myocarde. IndexICD [Internet]. 2026-02-04 [citado 2026-03-29]. Disponível em:

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